Ecritures féminines au Maroc
Etudes et Bibliographie

 

 

 

Sous la direction de

 

Abdallah MDARHRI ALAOUI

Samira DOUIDER

Abdelfattah LAHJOMRI

 

 

 

 

Coordination               1. Communications                        2 . lectures

 

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Coordination des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines et Comparées, CCLMC

 

Membre d'honneur  Abdelkébir KHATIBI

Président Abdallah MDARHRI ALAOUI

 

Vice-président Mohamed TAÏFI

 

Secrétaires Nawal MOUGHFIR . Kaddour MAHMOUD

 

Trésorière  Samira DOUIDER

 

 Assesseurs  Fatiha BENNANI, Bouchaïb GADIR, Abdelfattah LAHJOMRI, Abdelmajid WASMINE.

 

 

Ont collaboré à ce numéro:

Leïla ABOU ZEÏD , Fatima BOUZNIRH, Amina BENMANSOUR, Anissa BELLEFQIH , Samira DOUIDER, Zhor GOURRAM, Bouchaïb HALIFI, Abdelfattah LAHJOMRI, Kaddour MAHMOUD, Abdallah MDARHRI ALAOUI, les étudiants de l’UFR Littératures et Cultures Maghrébines et Comparées (DESA, 1998-2000).

 

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I-                 Communications de la Journée d’Etudes

 

Communications de la Journée d'Etudes Critique et pratique de l'écriture féminine, organisée par l'association marocaine Coordination des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines et Comparées (CCLMC), et l'UFR Littératures et Cultures Maghrébines et Comparées (niveau DESA), Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, le 25 février 2000.

 

Présentation

1- Point de vue d’une écrivaine : A. Bellefqih                              

2-Approche du roman féminin au Maroc : A. Mdarhri Alaoui                     

3-  De la rareté des dramaturges femmes au Maghreb :  A. Benmansour

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Présentation

Ecritures féminines au Maroc

 

par Abdallah MDARHRI ALAOUI

Université Mohamed V,

Faculté des Lettres et des

Sciences Humaines, Rabat

 

1- Motivations de cette recherche                                         2- Les objectifs de  cette recherche se présentent ainsi

 

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Les travaux qui font l'objet de cette publication ont été conçus par l'équipe du Pars,  des enseignants et étudiants du DESA (1) (UFR (2): Littératures et Cultures maghrébines et Comparées, année 1999-2000): ils sont constitués par:

-          la réflexion menée parallèlement au séminaire Littératures Féminines et Comparées (et notamment la Journée d’Etudes, Critique et pratique de l’écriture féminine au Maroc qui a eu lieu le 25 février 2000 à la Faculté des Lettres de Rabat) ;

-         une recherche bibliographique (voir la présentation de S. Douider).

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1- Motivations de cette recherche                                                            

Cette publication n'aurait pu se réaliser sans l'enthousiasme des étudiants et la collaboration étroite des collègues de l'UFR et de la Coordination des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines et Comparées (CCLMC): ils ont participé aux différentes phases de ce projet, depuis son élaboration jusqu'à sa publication. Il s'agissait pour nous tous de faire valoir une expression littéraire, certes jeune, mais qui mérite l'attention et l'intérêt. Plusieurs raisons justifient le choix de cette littérature:

 

- L'urgence: à l'aube du 21ème siècle, la création féminine, comme la place de la femme dans la société en général, reste bien en deçà de ce qu'elle doit être. Alors qu'elle a un rôle  essentiel dans l'éducation, l'enseignement, la vie familiale, et détermine donc l'avenir de l'individu et de la société, la femme n'est  pas suffisamment reconnue à sa juste valeur dans le domaine de la culture. Pour se limiter au domaine littéraire qui intéresse cette étude, les recherches qui y sont menées montrent que l'on commence à peine à s'intéresser aux écrits des femmes. Les travaux féminins, du Maroc en particulier, sont, comparativement à ceux du Maghreb et du Machrek, les moins avancés. Ce n'est que depuis quelques années que les chercheurs commencent à combler ce retard par des rencontres universitaires, des thèses et mémoires, des réflexions de groupes et associations de recherche, et quelques essais. On trouvera à la fin de cette étude un premier bilan de ces recherches (3).

 

- La nouveauté du domaine exige de ne négliger aucun écrit féminin dans un premier temps, tout en cherchant à mettre en évidence les créations dont les qualités et les orientations sont prometteuses. Depuis les dix dernières années surtout, les écrits féminins se développent sensiblement au Maroc (une étude récente de la CCLMC estime à près de vingt pour cent les  textes en français, et presque dix pour cent ceux en arabe (4), dans l'indifférence et la négligence des érudits, nationaux et internationaux. Mais cette attitude dépasse le cas du Maroc. Pour ne citer qu'un exemple, Le dictionnaire de littérature de langue arabe et maghrébine francophone, publié par PUF en 1994, signale  moins d'une dizaine de  femmes de lettres pour l'ensemble du monde arabe (y compris dans sa réédition de 2000) sur plus de quatre cents noms d'écrivains hommes dans toute l'histoire littéraire du Maghreb et du Machrek! D'autre part, les articles consacrés à la littérature marocaine ne citent aucun nom d'écrivain femme! Cette négligence relève-t-elle de l'insouciance, l'inconscience ou d'une  omission regrettable? La conclusion de la présentation de ce dictionnaire, rédigée  par Jamal Eddine Bencheikh, laisse perplexe, tant les arguments semblent peu convaincants: "On relèvera des absences. Qu'on soit bien persuadé qu'il ne s'agit ni d'oubli, ni de négligence. Le dictionnaire avait ses dimensions, et il nous fallait les respecter. Mais l'essentiel a été, je le crois, dit".

Ce dictionnaire, dont les critères de sélection ne sont pas explicités, omet certes de citer de nombreux écrivains hommes et en survalorise d'autres, mais ce sont surtout les écrivains femmes  qui sont   sacrifiés.

 

- La nécessité de pallier les négligences des érudits nous amène à ne pas considérer la littérature à partir des seuls textes consacrés qui coïncident curieusement avec la littérature "mâle". Pour éviter cette vision réductrice, il est grand temps d'intégrer la littérature féminine, comme toutes les autres dites "marginales" ou "périphériques", dans le champ littéraire (telles que la littérature d'enfance et de jeunesse ou les littératures des "minorités linguistiques"): au lieu de s'en tenir uniquement aux prismes et références des textes institués, il est vital d'accorder de l'intérêt à ces expressions qui ouvrent de nouvelles pistes, perspectives et imaginaires.

 

2- Les objectifs de  cette recherche se présentent ainsi:

 

- permettre aux écrivains femmes qui ont répondu à notre invitation de donner leur point de vue et leur éclairage sur leur écriture;

 

- interroger les oeuvres féminines selon une approche critique qui met en évidence la dimension historique, les tendances  thématiques, esthétiques, génériques ainsi que la réception nationale et internationale;

 

- présenter des oeuvres féminines et des travaux universitaires retenus  par les étudiants sous forme de monographies critiques. Ce type  d'études nous rapproche davantage du contenu et de l'écriture de chaque oeuvre publiée.  Il a un intérêt pédagogique et culturel pour l'étudiant en particulier, et pour tout lecteur intéressé en général. Ces travaux sont certes inégaux dans la qualité des textes choisis, comme dans les présentations critiques qui les éclairent; mais vus la motivation et l'engouement dont les étudiants ont fait preuve pour rédiger leurs travaux, nous avons retenu tous les papiers rendus: l'effort est appréciable et toujours intéressant d'un point de vue ou d'un autre;

 

- proposer une bibliographie essentielle des oeuvres et recherches ainsi que les manifestations dominantes réalisées dans ce champ de recherche: équipes  universitaires, activités et colloques, événements principaux...

 

Notre but est de contribuer à la connaissance et la reconnaissance d'un champ littéraire nouveau, peu exploré encore au Maroc; il permettra de compléter les travaux sur les littératures maghrébines tels qu'ils se mènent au Maghreb, en France et dans d'autres pays.

Cette étude n'est qu'une ouverture à d'autres recherches dans le même esprit, mais plus large; elle peut aussi servir de jalon à des travaux pouvant être réalisés dans d'autres perspectives: théories et analyses des interactions avec des littératures historiquement différentes, ou des littératures dites "périphériques" comme celles qui viennent d'être évoquées, approches interdisciplinaires, études comparatives avec des littératures féminines (mais aussi masculines) d'autres  aires géographiques proches (maghrébine, arabe, africaine, méditerranéenne,...) ou plus lointaines (pays européens, américains, asiatiques...).

 

Des problématiques nouvelles, autant que des perspectives pertinentes, peuvent voir le jour par l'examen de cet imaginaire littéraire pas ou peu exploré; ce qui ne manquera pas d'avoir des retombées sur l'appréhension du réel, mais aussi sur l'évolution des sciences humaines, des théories et des méthodologies littéraires.

 

La réalisation intellectuelle de ce dossier est l'oeuvre de toute une équipe. Mais la responsabilité de chacun des travaux est d'ordre individuel, comme le signale la signature du texte. Néanmoins, la conception, la structuration, la correction (certains textes ont été légèrement remaniés dans un souci uniquement linguistique et didactique) incombe à trois personnes -  Samira Douider, Abdefattah Lahjomri et Abdallah Mdarhri Alaoui - qui s'excusent des imperfections possibles dans l'élaboration finale de cette étude, pour des raisons d'échéance à tenir (par exemple, on a laissé aux auteurs des communications la liberté d'emploi  des termes "écrivain" ou "écrivaine" pour auteur-femme, même si l'Académie française n'admet, à notre connaissance, que le mot "écrivain"). 

 

L'ouvrage est organisé selon le plan suivant:

 

 I - Communications de la Journée d'Etudes Critique et pratique de l'écriture féminine:

1-  Intervention des écrivaines

2- Communications

 

II- Lectures critiques par les  étudiants du DESA (Diplôme d'Etudes Supérieures Approfondies) (5)

1 - les oeuvres féminines

2- les thèses et essais

 

III- Bibliographie, avec une présentation de Samira Douider

 

VI- Groupes de recherches sur les créations féminines et formations universitaires

 

Cet ouvrage contient aussi une partie des travaux en arabe, présentée par Abdelfattah Lahjomri.

 

Au terme de cette présentation, nous aimerions remercier :

-          tous les acteurs de cette  publication qui n'est que l'iceberg d'un travail stimulant des étudiants, écrivains, enseignants, critiques; ainsi que le personnel administratif de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat;

-          les membres de la CCLMC qui ont contribué de près ou de loin à ce travail, notamment K. Mahmoud,  B. Halifi, N. Moughfir, A. Ezzaher;

-          Fatima Bouznirh ;

-          le Ministère de l’Enseignement Supérieur qui, par le biais du CNCPRST, contribue efficacement à cette recherche menée dans le cadre du PARS;

-          l’Institut Universitaire de la Recherche Scientifique, Rabat. 

 

 Notes:

(1) DESA: Diplôme des Etudes Supérieures  Approfondies: il est post-doctoral et se prépare en deux ans.

(2) UFR: Unité de Formation et de Recherche où se mène la préparation du DESA et du Doctorat.

(3) Pour cette question, voir l’étude bibliographique plus loin ainsi que Littérature Marocaine, Horizon 2000, Publication de la CCLMC, Casablanca, 2000  (ouvrage réalisé dans le cadre du PARS 09).

(4) Cette étude, Littérature Marocaine, Horizon 2000, se limite aux écrits littéraires ; mais l’on sait que depuis une dizaine d’années, se développent sensiblement d’autres expressions littéraires et culturelles de la femme marocaine. Quelques exemples de cette diversité créative: en dehors de la poésie et du théâtre (signalés dans la bibliographie), il existe de plus en plus d’œuvres artistiques et cinématographiques féminines: pour se limiter à ce dernier domaine, on constate que la femme n’est plus seulement un personnage de films à partir généralement de la vision masculine, mais devient créatrice de scénari, de dialogues, de mises en scènes. Ainsi certaines œuvres s’affirment ; c’est le cas des réalisations faites par  Farida Benyazid, pour les films de Jilali Ferhati, comme Poupée de roseau, et surtout ses longs métrages Une porte ouverte sur le ciel  et Ruses de femmes. Il en est de même de la création par la jeune génération telle que Fatima Boubekdi, notamment dans la réalisation de son long métrage Kabran Hmad, en dialecte berbère, et des marocaines résidant à l’étranger comme Fatéma Jebli Ouazani.

(5) Précisions techniques:

1- Les titres des textes écrits en arabe sont transcrits en français, avec leur traduction entre parenthèses.

2- Les créations soumises à des lectures critiques  sont classées selon l'ordre alphabétique des noms d'auteurs.

 

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